Car la meilleure façon de découvrir le lac et ses vallées est de ne pas avoir de plan.
Il existe un paradoxe que les voyageurs aguerris connaissent bien : les plus beaux endroits se découvrent lorsqu’on ne les cherche pas. Cela vaut pour les routes de campagne, les restaurants sans enseigne, les panoramas à couper le souffle qui se dévoilent au détour d’un chemin non répertorié sur la carte. Et c’est particulièrement vrai pour… Lac Ceresio et les vallées qui l'entourent.
Cet article ne vous dit pas ce que vous devez faire. C'est un article qui vous dit de ne pas le faire.

Le problème des programmes parfaits
Nous vivons à l'ère des itinéraires optimisés. Chaque voyage est découpé en étapes avec des horaires, des avis élogieux et des itinéraires calculés à la minute près. Résultat : nous arrivons partout en pensant tout savoir, et nous repartons sans avoir rien découvert de vraiment concret.
Le Lac Ceresio Ça ne marche pas comme ça. Ce n'est pas ce genre de destination. Pas de photos à prendre, pas de restaurant réservé trois mois à l'avance, pas de sentiers de randonnée prisés. Ici, le lac et ses vallées se dévoilent lentement, petit à petit, à ceux qui ont la patience – ou la sagesse – de prendre leur temps.

Un territoire qui se révèle à ceux qui errent sans but précis.
Les 15 municipalités sont disséminées dans les vallées, les crêtes et les rivages, dans un rayon de quelques kilomètres seulement, et pourtant chacune possède un caractère différent. Valsolda Ses villages s'accrochent à la montagne et surplombent la côte suisse. Porlezza C'est le cœur animé du lac, un lieu de rencontre pour les gens. Carlazzo garde le Réserve du lac Piano, calme et isolé. Claino avec Osteno cache son Grottes de Rescia au cœur de la montagne, accessibles uniquement par voie d'eau. Et puis il y a les vallées qui s'élèvent vers le haut — les Vallée de Cavargna avec ses pâturages de montagne, le Vallée de Rezzo avec les bois épais où le silence est encore véritable, le bassin de Grandola et United là où les châtaigneraies embaument l'automne.


Vous n'avez pas besoin de plan pour les trouver. Il vous suffit de partir.
Que se passe-t-il quand on ne planifie pas ?
Parfois, on emprunte un chemin de traverse, attiré par un panneau intrigant, et l'on se retrouve dans un village où un vieil homme nous parle de la fête qui aura lieu la semaine suivante. Parfois, on s'arrête déjeuner là où l'on croise des habitants attablés, et non là où l'algorithme nous a conduits. Parfois, une randonnée prévue pour une heure se transforme en après-midi entière, car à mi-chemin, un point de vue hors des sentiers battus apparaît, et là, on s'assoit et on contemple le lac qui change de couleur au gré de la lumière.

Il arrive que chez Sanctuaire de Caravina On y arrive par hasard, en suivant un panneau indicateur délavé, et lorsqu'on entre dans l'église ornée de fresques, on comprend pourquoi les pèlerins y montent depuis des siècles. Il se trouve que Piste cyclable/piétonne de Porlezza à Menaggio Vous la parcourez sans chronomètre, vous arrêtant à chaque fois que le fleuve Cuccio vous invite à la contempler. Il arrive qu'à Musée Val Sanagra Vous vous retrouvez là-bas parce que le parfum de la forêt environnante vous a attiré, et non parce que l'endroit figurait sur la liste.
Cinq règles pour n'avoir aucune règle
Si vous avez vraiment besoin de vous raccrocher à quelque chose, voici cinq suggestions. Mais n'hésitez pas à les ignorer toutes.
Apportez des chaussures confortables, pas un itinéraire. La région se découvre idéalement à pied. Les routes entre les villages sont courtes, les sentiers sont omniprésents et les surprises sont nombreuses lorsque le terrain passe de l'asphalte à la terre puis à la pierre ancienne.

Suivez le courant. Le lac est toujours là, mais il n'est jamais le même. Depuis la rive de Porlezza, c'est un horizon vaste et lumineux. Depuis Oria, à Valsolda, C'est un abîme verdoyant entre les montagnes. Depuis la plaine de Porlezza, c'est un souvenir caché derrière les roseaux. réserve naturelle. Et à mesure que l'on remonte dans les vallées, l'eau change de voix : elle devient ruisseau, cascade, fontaine de village. Chaque point d'eau raconte une histoire différente.


Mangez là où mangent les locaux. Ne cherchez pas le restaurant le plus commenté. Cherchez celui à la nappe à carreaux et au menu manuscrit. Cherchez la grotte à la porte basse, fraîche en été et chaude en hiver. Au bord du lac, la cuisine s'articule autour de la perche et des missoltini. Dans les vallées, elle se pare de polenta au fromage de montagne, de champignons cueillis le matin même, de gibier et de miel de châtaignier. Laissez-vous guider par les arômes.

Parlez aux gens. Les gens du coin savent des choses qu'aucune application ne peut révéler. Ils savent où fleurissent les jonquilles au printemps, quel sentier du Val Cavargna est le plus beau après la pluie, à quelle heure le soleil se couche derrière le Generoso, créant cette lumière presque irréelle. Demandez, écoutez, remerciez. C'est le meilleur moyen d'accéder à leur culture.

Perdez-vous au moins une fois. Non pas dangereusement, mais délibérément. Prenez ce chemin inconnu. Montez cet escalier de pierre entre les maisons. Suivez ce sentier indiqué “ 30 minutes ” sans savoir où il mène. La véritable découverte naît d'une douce désorientation.

Ce n'est pas le lac de Côme (et c'est là son atout majeur).
À quelques kilomètres à l'ouest s'étend le lac de Côme, avec ses villas célèbres, ses bateaux bondés de touristes et les files d'attente aux parkings du Bellagio. C'est magnifique, personne ne le nie. Mais c'est une beauté éphémère, car elle a déjà été vue mille fois avant même d'y arriver.
Le Ceresio et ses vallées Je suis le petit frère que personne ne connaît. Le silencieux, celui qui a les meilleures histoires. Il n'a pas encore d'image de carte postale, car sa beauté ne se résume pas à une simple photo : elle est faite d'atmosphères, de lumières changeantes, de villages lacustres qui surgissent au détour d'un chemin, de vallées qui s'élèvent vers des alpages où le temps semble suspendu, de silences qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

C’est là son super-pouvoir : quand on le découvre, on a l’impression qu’il nous appartient. On ne l’a pas trouvé sur Instagram. Aucun influenceur ne nous l’a recommandé. On l’a trouvé par soi-même, en marchant, en regardant autour de soi, en suivant un chemin sans nom.
Quand vous avez besoin d'une boussole (et non d'un programme)
Lâcher prise ne signifie pas être ignorant. Si vous êtes en randonnée et souhaitez savoir où elle mène, si vous cherchez un endroit où dormir ce soir, si vous voulez connaître les événements de la semaine, il existe un site web. ceresio5valli.it et bientôt une application qui vous accompagne sans vous diriger.

Ce n'est pas un guide qui vous dit “ allez ici à 10 h, puis là à midi ”. C'est plutôt comme un ami du coin qui connaît tout et qui ne vous donne des conseils que si vous lui en demandez. La fonction “ Explorer les environs ” fait exactement cela : elle vous montre ce qui se trouve autour de vous à cet instant précis, sans vous imposer un itinéraire prédéfini.
C'est la différence entre un GPS qui vous dit “ tournez à droite dans 50 mètres ” et un autre voyageur qui vous dit “ hé, regardez, il y a quelque chose de beau là-bas ”.
La seule chose que vous devez apporter
Curiosité. Tout le reste (informations, suggestions, cartes) se trouvera en chemin. La terre est généreuse envers ceux qui arrivent les yeux ouverts et sans prétention.
Le lac et ses vallées vous attendent. Ils ignorent votre venue, et c'est précisément ce qui fait le charme de ce lieu.

Laissez-vous surprendre. Entre le lac et les vallées, les meilleurs projets sont ceux qu'on n'a pas faits.
Galerie : Fragments des 5 Vallées














